Un mois après la décision de l’Assemblée nationale d’instaurer des droits de douane de 20 % et une TVA de 5 % sur le riz importé, le Conseil des ministres a suspendu leur application sans préciser la durée de cette suspension. Nous nous interrogeons sur les conséquences de cette décision pour les agriculteurs malagasy, qui doivent pouvoir vendre leur production à un prix leur permettant de couvrir leurs coûts et de vivre de leur travail. Face à l’importance du riz pour la population, nous appelons à une politique claire, cohérente et durable en faveur de la production nationale et de la souveraineté alimentaire de Madagascar.