La terre est une grande marmite, et les hommes sont la viande


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Quelques réactions parues dans la presse malgache suite à la Newsletter n°15

publié par Admin, le mercredi 25 janvier 2012

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La Lettre de l’Océan Indien n°1324 du 18 janvier 2012

http://www.africaintelligence.fr/LOI/alerte-loi/2012/01/18/gros-ramdam-autour-d-une-filiale-de-daewoo%2C96953250-ART

Gros ramdam autour d’une filiale de Daewoo

Quelques lignes révélant comment la firme sud-coréenne Daewoo Logistics a financé l’augmentation de capital de Madagascar future entreprise (MFE), parues dans la dernière édition de La Lettre de l’Océan Indien (LOI nº1324), ont provoqué une polémique publique à Antananarivo. Celle-ci a été attisée par Mamy Rakotondrainibe, la présidente du Collectif pour la défense des terres malgaches-TANY, une association basée en France. Mme Rakotondrainibe a écrit, le 14 janvier, au président Andry Rajoelina, dit TGV, pour lui demander, article de La Lettre de l’Océan Indien à l’appui, de s’expliquer sur une éventuelle relance du projet de Daewoo de louer des milliers d’hectares de terres dans la Grande Ile, lequel avait soulevé un tollé à l’époque de Marc Ravalomanana. Plusieurs quotidiens malgaches ont embrayé sur ces infos, tandis que le gouvernement de transition faisait savoir qu’"il n’y a jamais eu de relance ni de renégociation" dudit projet avec Daewoo.

En fait, l’augmentation de capital de MFE a bien eu lieu (de 315 millions à 2,8 milliards d’ariary), ce qui a permis à Daewoo de prendre le contrôle de cette société. Selon Fanomezana Rajaofera, le collaborateur malgache du directeur général sud-coréen de MFE, Kim Kwon Il, l’ancien projet à grande échelle de Daewoo est enterré car il a donné lieu à "un malentendu" et à une "instrumentalisation politique".

Par contre, MFE veut toujours investir à Madagascar sous quelque gouvernement que ce soit, les autorités ne lui ayant jamais demandé de fermer boutique. Mais MFE attend une plus grande stabilité politique avant de s’y risquer. Son augmentation de capital servira à financer d’ici là ses dépenses de fonctionnement et les études de marketing de ses futurs investissements. Ceux-ci devraient porter sur l’aviculture industrielle (élevage de poules) et les travaux publics, incluant le génie civil.

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http://www.lexpress.mu/story/33644-madagascar-future-entreprise-mfe—arret-definitif-du-projet-avec-daewoo.html

Madagascar future entreprise

Arrêt définitif du projet avec Daewoo

Daewoo lorgnait sur les terres en friche de Madagascar en 2008 (Photo Hery Rakotondrazaka)

Madagascar future entreprise réfute une reprise de négociations sur l’acquisition de terrain par Daewoo. Le projet a été abandonné depuis les évènements de 2009.

C’est la première fois que l’un des principaux concernés par le projet d’octroi de terrain de grande superficie à la compagnie Daewoo en 2008 sort de son silence. Après de multiples tentatives, l’un des responsables de Mada¬gascar future entreprise (MFE) a finalement accepté de donner quelques informations. Ce dernier était l’antenne locale des Sud coréens à l’époque. Les informations sorties, ces derniers jours, sur une possible reprise des négociations sur le dossier avec l’actuel régime de Transition a provoqué un mini-séisme et des indignations au sein de la société. Cette affaire qui était en partie la cause de la chute du régime Ravalo¬manana a déjà conduit à l’arrêt forcé de tous les projets en cours de la société à Madagascar. « Nous avons abandonné définitivement ce projet d’acquisition de terrain avec Daewoo depuis 2009. Ce que confirme d’ailleurs les documents diffusés par le ministère de l’Aménagement du territoire en 2010 », déclare Fanomezana Rajaofera, un responsable au sein de la société lors d’un entretien. « Il n’y a eu et n’y aura jamais de rencontre ni officieuse ni officielle entre MFE et les dirigeants actuels pour discuter de ce sujet », a-t-il poursuivi avec fermeté.
Après crise
Depuis 2009, MFE garde profil bas sur la scène politico-économique de Mada-gascar. Tous les projets qu’elle avait entamés étaient arrêtés et, à cause de la situation, la plupart de ses partenaires ont coupé les ponts avec la société. Mais Mada¬gascar future entreprise existe toujours. Depuis quelques mois, elle a recommencé à activer ses contacts avec le monde des affaires et cherche à diversifier ses activités. Son statut lui autorise à faire de l’agribusiness mais elle s’intéresse surtout au commerce et aux importations à l’heure actuelle. « Comme toutes les entreprises qui se retrouvent en difficultés à l’heure actuelle, nous nous préparons à l’après crise car on espère qu’elle finira forcément un jour. Nous sommes obligés de penser à l’avenir de notre personnel que nous continuons à payer », soutient notre interlocuteur. Concernant les évènements de 2008, le sujet est encore sensible voire traumatisant, trois ans après. La suite de ses relations avec Daewoo, est en stand by forcé. Mais notre interlocuteur a fait savoir que c’est le droit absolu de son entreprise d’avoir des relations d’affaires. « Nous sommes une société anonyme qui paye des taxes et respecte la loi malgache. Que ce soit Daewoo ou autres sociétés locales ou étrangères, je ne vois pas de problème du moment que nous ne faisons rien d’illégal », a-t-il conclu. Cette réaction devrait donc clore définitivement les péripéties de ce dossier Daewoo. L’administration devrait renforcer davantage la pratique de la transparence dans la gestion de ce genre d’affaires pour éviter toutes fausses interprétations.

Mahefa Rakotomalala

Mercredi 18 janvier 2012

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http://www.newsmada.com/affaire-daewoo-logistics-tous-les-contrats-sont-annules/

Affaire Daewoo logistics : tous les contrats sont annulés

Posté par Les Nouvelles on jan 16, 2012

De tout temps, l’accès des étrangers à la propriété foncière est soumis à une règlementation précise. De façon générale, c’est le principe du bail emphytéotique qui a été appliqué mais il est certains cas où le contrat revêt les aspects d’une véritable vente.

Une des affaires foncières la plus connue est celle initiée en mai 2008 avec la société sud-coréenne Daewoo Logistics portant sur 1.300.000 hectares de terres arables sur lesquelles la société projette de cultiver du maïs, des palmiers à huile et d’autres produits agricoles. Toutes les productions seraient destinées à être exportées directement vers la Corée du Sud. L’affaire a été finalisée en novembre de la même année mais ne semble avoir connu aucun début d’exécution. Pour la simple raison qu’elle a été vite dénoncée par les meneurs du mouvement de contestation du pouvoir de l’époque, lequel a été à l’origine de la crise actuelle. Les dirigeants de l’époque se sont vu reprocher de trahison pour avoir carrément vendu des terrains à des étrangers. Chose inadmissible selon les meneurs des manifestants… car il y a beaucoup de nationaux qui veulent aussi acquérir des terrains mais qui ne le peuvent pas faute d’autorisation légale et administrative. En tout cas, outre leurs autres revendications « politiques », les manifestants de l’époque, sous la houlette de l’actuel président de la Haute autorité de la Transition Andry Rajoelina, ont exigé l’entière transparence sur les transactions qui ont été effectuées concernant cette affaire. Depuis, ce dernier n’a cessé de marteler qu’il n’accepte pas qu’on vende ou qu’on loue les « terres ancestrales » aux étrangers. Il l’a encore réitéré dans son discours à la nation du 11 janvier dernier au palais d’Iavoloha où il a reçu les vœux de nouvel An des membres des différentes institutions de la Transition. Relayant cette déclaration, le vice-premier ministre chargé du Développement et de l’aménagement du territoire, Hajo Andrianainarivelo, a apporté quelques explications. Il a ainsi indiqué : « On peut donner des terrains aux étrangers mais tout doit être consigné dans les cahiers des charges. Donner ne veut pas dire vendre mais tout simplement mettre à leur disposition le ou les terrains dont ils peuvent avoir besoin pour leurs activités. Le problème est qu’à l’heure actuelle, il y a trop de terrains qui sont occupés illicitement par des étrangers, suite à certaines malversations qui ont été opérées par des anciens responsables du ministère. Mais ces malversations n’auraient pas non plus pu se faire sans avoir été autorisées en haut lieu… ».

Prête-nom ?

Concernant particulièrement le cas Daewoo, le vice-premier ministre a précisé que des décisions ministérielles d’annulation ont déjà été prises le 22 janvier 2010, portant sur plus de un million d’hectares demandé par Madagascar Future Entreprise (MFE), une filiale ou un prête-nom de Daewoo Logistics. Les terres visées touchent 5 régions : Melaky, Sava, Menabe, Sofia et Atsinanana. Il se trouve qu’après cette dernière déclaration présidentielle, les demandes de transparence sur tous les projets fonciers à des étrangers se font de plus en plus insistantes. Parmi ces demandes, il y a surtout celle du « Collectif Tany » qui, dans sa lettre adressée au président de la Transition, samedi dernier, déclare : « Le projet Daewoo nous inquiète particulièrement en raison des surfaces concernées, de la durée du bail et de l’ensemble des termes du contrat. Nous avions créé le Collectif pour la défense des terres malgaches (Tany) pour mieux nous opposer à ce projet. Et vous-même, monsieur le président, avez dénoncé ce projet parmi les actes de mauvaise gouvernance du président de la République précédent. Où en sont les pourparlers entre les autorités et la société Daewoo MFE ? Dans quelles régions MFE va-t-elle reprendre ses projets ? S’agit-il encore d’un bail emphytéotique sur 1,3 million d’hectares pour 99 ans ? Quelles sont les contreparties prévues ?… » Le fait est qu’après quatre années s’attente, Daewoo MFE prévoit de relancer effectivement ses projets. De nouvelles négociations seraient initiées actuellement par son gérant et la société, chuchote-t-on, aurait même déjà procédé à une augmentation de son capital.

Ni négociation ni arrangement

Mais le gouvernement de Transition, à travers la vice-primature chargée du Développement et de l’aménagement du territoire, vient de préciser sa position par le biais d’un communiqué transmis hier aux rédactions. Ce communiqué fait remarquer que la Transition n’a jamais repris aucune négociation ni aucun arrangement en vue de la reprise envisagée par Daewoo MFE de ses projets. Par ailleurs, le même communiqué précise que, outre les décisions d’annulation concernant les terrains demandés par Daewoo MFE, d’autres demandes ont également été refusées dont celle de Varun (une société indienne) et celle relative à un terrain à Andohatapenaka. Pour le cas de Daewoo, la vice-primature annonce que l’Etat de Transition a déjà déposé une plainte contre les anciens dirigeants responsables des transactions illégales qui ont été opérées. Et, au nom de la transparence revendiquée au sujet de tous les dossiers (antérieurs ou en cours) traités par la vice-primature, elle déclare fournir toutes les informations et tous les renseignements qui peuvent lui être demandés. En attendant, elle note que l’Etat de Transition reste sensible à toutes les coopérations étrangères et notamment aux investissements qui pourront favoriser le développement socioéconomique du pays, mais cela doit se faire dans le strict respect des réglementations en vigueur.
Miadana Andriamaro

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http://www.newsmada.com/affaires-daewoo-et-varun-le-matd-apporte-ses-precisions/ Affaires Daewoo et Varun : le MATD apporte ses précisions Posté par courrier on jan 16, 2012 Suite aux courriels reçus du Collectif pour la défense des terres malgaches TANY, relatifs aux affaires Daewoo Logistics Corp. et Varun, la Vice-Primature en charge du Développement et de l’Aménagement du Territoire tient à donner, une bonne fois pour toutes, les précisions suivantes afin d’éclairer la religion des décisions prises par l’Etat à l’endroit de ces affaires :
- Des demandes ont été effectivement déposées par les sociétés susmentionnées, pour des terrains dans les régions de : Menabe, Sava, Melaky, Antsinana et Sofia.
- Des négociations, entachées de vice de procédure et de forme, sanctionnées par des contrats ont été conclues entre ces sociétés et le pouvoir d’alors.
- Des doléances émanant des populations et autres entités publiques se sont fait entendre signifiant leur non-consentement à l’endroit de ces projets.
- La Transition, une fois saisie de l’affaire, a pris la décision de rejet de ces demandes et, par la même occasion, a porté plainte contre les anciens dirigeants pour cause d’infraction à la loi en vigueur et le non-respect de l’ingénierie sociale, entraînant la condamnation de l’ancien Président Marc Ravalomanana.
- Vu l’infraction commise par ces anciens dirigeants, la Transition n’a jamais repris aucune négociations ni aucun arrangement avec ces deux sociétés, et cela n’aura jamais lieu.
- La Transition ne s’est pas contentée de ces dispositions, d’autres décisions de rejet et d’annulation ont été prises à l’endroit d’autres terrains pour ne citer que le cas d’Andohatapenaka. L’Administration Foncière malagasy, partant du principe de la transparence, met à la disposition de toute personne intéressée les informations détaillées concernant ces affaires. Depuis la Transition, aucune attribution du terrain de grande superficie n’a jamais été accordée. Toutefois, des demandes formulées par Rainbow Oil, TOZZI GREEN et Tree for lite ont été reçues, et après la réunion de comité interministériel prévue par la circulaire N° 621, relative aux procédures de demande d’acquisition de terrain à grande superficie, seule l’autorisation de prospection leur est accordée, la suite de ces demandes en dépendrait. L’Etat malagasy est sensible à toutes initiatives d’investissements et de développement. Et ce, dans le cadre du respect des textes en vigueur.

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http://www.lexpressmada.com/foncier-madagascar/31006-l-affaire-daewoo-revient-sur-le-tapis.html

Foncier L’affaire Daewoo revient sur le tapis

De vastes terrains « inutilisés » intéressent toujours certains et deviennent des sujets « brûlants » (Photo Claude Rakotobe) Des informations sur une relance des négociations sur l’acquisition de terrain par Daewoo ont circulé. L’État a formellement démenti. Tout le  monde croyait cette affaire d’octroi de terre à la compagnie Daewoo,  ayant provoqué en partie la chute du régime Ravalomanana, définitivement  close. Or, le Collectif pour la défense des terres malgaches Tany a  écrit au président de la Transition Andry Rajoelina, pour lui faire part  de son inquiétude sur le sujet. L’organisation présidée par Mamy  Rakotondrainibe demande des éclaircissements concernant des informations  sur une éventuelle relance des négociations avec les Sud Coréens. «   L’équipe au pouvoir a donc changé, mais les pratiques restent les mêmes  ? Encore une fois, nous vous demandons de faire preuve de transparence  vis-à-vis des citoyens malgaches sur toutes les transactions déjà  signées, en cours et prévues sur les terres », écrit le collectif dans sa lettre adressée au président de la  Transition, citant un journal en ligne comme source d’information.   Jugeant  sans doute le dossier très sensible, Andry Rajoelina profite de son  discours devant les centaines d’opérateurs invités à Iavoloha vendredi,  pour souligner que l’État ne vendra jamais de terrain aux étrangers.  Quelques heures plus tard, la Vice-primature chargée du Déve¬loppement  et de l’aménage¬ment du territoire (VPDAT) diffuse un communiqué, avec  des copies de documents officiels datant de l’année 2010. Ces derniers  stipulent le rejet des demandes d’acquisition de terrains de grande  superficie déposées par la société Madagascar future entreprise et Varun  Industry dans cinq régions. «  ... la Transition n’a jamais repris  aucune négociation, ni aucun arrangement avec ces deux sociétés, et cela  n’aura jamais lieu », affirme le communiqué diffusé par la Vice-primature en charge du  dossier.

Attendre et voir

Après ces  rebondissements, aucune réaction, pour l’instant, n’a été constatée du  coté du collectif. Si l’indien Varun industry est déjà bien connu à  Madagascar, des questions se posent sur le lien entre  la société  Mada-gascar future entreprise et le coréen Daewoo logistic. A la lecture  des documents divulgués par le  département de Hajo  Andria-nainarivelo, la première agissait donc au nom des Sud Coréens  lorsqu’elles ont déposé leur demande en 2008. Qu’est-elle devenue après  les événements de 2009 ? En tout cas, la VPDAT n’a montré aucune réaction  sur les informations relayées par le Collectif pour la défense des  terres malgaches Tany, qui stipulent que la société, toujours implantée à Mada-gascar, n’a pas encore abandonné son projet d’acquérir des  terrains. La même source d’information affirme même que Daewoo logistic  l’aurait acheté, ce qui lui aurait permis de relancer les négociations.  Le  régime Ravalomanana a été accusé en 2008 par les opposants de l’époque, d’avoir voulu octroyer  1,3 millions d’hectares de terrain à Daewoo logistic dans quatre  régions, à savoir Melaky, Atsinanana, Sava et Menabe. L’affaire faisait  partie des principaux chevaux de bataille de la lutte populaire menée  par Andry Rajoelina et qui l’a conduit au pouvoir en 2009.

Mahefa Rakotomalala
Lundi 16 janvier 2012


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