Izay mitambatra vato, izay misaraka fasika


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Newsletter n° 54

publié par Admin, le samedi 11 juin 2016

Mesdames et Messieurs,

Le Collectif TANY a le plaisir de vous transmettre

1/ son dernier communiqué concernant le projet d’exploitation de Terres Rares (en FR, MG et ENG) : Soutenons/Handao hanohana/Let’s support the DIANA region civil society platform

2/ Le GAZETY TANY – mai 2016
qui reprend des articles déjà publiés par ailleurs et présente deux nouveaux articles :

- La DECLARATION DE LA PLATEFORME DE LA SOCIETE CIVILE DE LA REGION de DIANA concernant le PROJET D’EXPLOITATION DES TERRES RARES

- et le résumé de la conférence sur « LES IMPACTS SOCIAUX DU PROJET DE COMPENSATION ÉCOLOGIQUE MIS EN ŒUVRE PAR AMBATOVY »

3/ ainsi que le rapport : FANONERANA HARENA VOAJANAHARY ataon’ny RIO TINTO ao Madagasikara : FANGORONAN-TANY AVO ROA HENY amin’ny anaran’ny harena voajanahary ?
version malagasy du rapport « LA COMPENSATION A LA BIODIVERSITÉ DE RIO TINTO A MADAGASCAR : UN DOUBLE ACCAPAREMENT DE TERRE AU NOM DE LA BIODIVERSITÉ ? ».

Voici les liens vers la version anglaise et française de ce rapport :
- http://wrm.org.uy/wp-content/upload...
- http://wrm.org.uy/fr/files/2016/04/...
- Un résumé en italien se trouve ici : http://www.recommon.org/linganno-de...

Recevez nos salutations cordiales
11 juin 2016
Le Collectif TANY
patrimoine.malgache@yahoo.fr,
http://terresmalgaches.info,
http://www.facebook.com/TANYterresmalgaches

SOUTENONS LA DECLARATION DE LA PLATEFORME DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE LA RÉGION DIANA CONCERNANT L’EXPLOITATION DES TERRES RARES (1)

La société TREM (Tantalum Rare Earth Malagasy) avait annoncé sur le terrain à la fin de l’année 2015 qu’elle attendrait la fin de la saison des pluies pour reprendre ses activités. Le 11 avril 2016, une Assemblée générale extraordinaire de l’entreprise junior allemande Tantalus a décidé de vendre 60% des actions de sa filiale Tantalum Holding (Mauritius) Limited - qui inclut TREM - à Apphia Minerals SOF PTE. Ltd, une société basée à Singapour (2).Les 40% devront être vendues plus tard. L’astuce déployée par la société pour faciliter la confirmation de son permis d’exploitation acquis pendant la période de Transition, donc contestable (3), consiste à proposer une phase pilote (4) de production pour tester le process. Le public attend la diffusion à tous les citoyens de l’étude d’impact environnemental de cette phase-pilote. Mais en raison du caractère particulièrement toxique des procédés d’extraction de Terres Rares, toute tentative ou début d’extraction
- aura des impacts négatifs graves sur la disponibilité de terres pour l’agriculture, la subsistance et la santé des familles de la zone (5),
- détruira l’écosystème et la biodiversité exceptionnels de cette région que rien ne pourra compenser (6) (7),
- polluera de manière inévitable et irréversible l’eau douce environnante et les fonds marins du Nord-Ouest de Madagascar (8),
- compromettra en particulier les projets de développement du tourisme sur l’île de Nosy Be, qualifiée de « bijou du tourisme » à Madagascar. Compte tenu du pourcentage minuscule des recettes qui revient à la nation malgache selon les lois minières en vigueur et dans le projet de révision du Code minier en cours de discussion, les pertes pour le pays s’avèrent beaucoup plus importantes que les bénéfices, notamment pour les paysans, les pêcheurs et pour les opérateurs économiques dans le secteur du tourisme, au cas où un début d’exploitation est autorisé dans les prochains mois ou les prochaines années. La conduite à tenir face à ce projet d’exploitation de terres rares nous vient de la sage déclaration d’un Chef des Sojabe de la région SOFIA lors du rejet par les communautés locales d’un projet minier dans sa région au début du mois de mai dernier : « Laissez-nous d’abord éduquer nos enfants. Lorsqu’ils auront acquis des connaissances et des compétences, nous exploiterons nos richesses minières nous-mêmes » (9)

Paris, le 7 juin 2016
Collectif pour la défense des terres malgaches – TANY

Références

(1) Cf Page 2 de ce communiqué et https://www.facebook.com/notes/craa...
(2) http://irpages2.equitystory.com/cgi...
(3) http://www.cetim.ch/legacy/fr/inter..., 8)
(4) http://www.tresorpublic.mg/?p=15107
(5) http://terresmalgaches.info/spip.ph...
(6) https://www.facebook.com/Craad-Oi-M...
La partie de la video intitulée « Les conséquences de l’exploitation des terres rares » montre les conséquences de l’exploitation des terres rares dans la ville de Baotou où se trouve une usine de traitement des minéraux installée par une société chinoise en Mongolie. Le traitement des minéraux provoque des pollutions importantes et détruit l’environnement car nécessite l’utilisation de nombreux produits chimiques et acides. L’eau provenant de ce traitement est remplie de résidus chimiques et radioactifs qui provoquent des cancers et autres maladies chez les personnes affectées. Les lieux de déversement des déchets toxiques en provenance des usines ressemblent à des lacs qui atteignent 10 km2 de largeur. Aucune plante ni poisson ne peut y vivre. Toutes les maisons des riverains sont détruites et une odeur piquante qui irrite la gorge flotte dans l’air jusqu’à 15 kms à la ronde.
(7) http://wrm.org.uy/fr/files/2016/04/...
(8) http://www.madagascarica.com/Les%20...
(9) http://inovaovao.com/spip.php?artic... : « ’Zahay ty mbo mampianatra zaza ka rehefa mahay zanakay dia zahay no mitrandraka hariagnanay » (Sojabe : chef traditionnel)

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DECLARATION DE LA SOCIETE CIVILE CONCERNANT L’EXPLOITATION DES TERRES RARES DANS LA REGION DIANA .

Nous, membres de la Plate-forme des organisations de la société civile de la région DIANA, exprimons notre profonde préoccupation concernant le projet d’exploitation des terres rares de la société Tantalus Rare Earths Madagascar (TREM). Par la présente déclaration, nous demandons instamment aux autorités et à toutes les parties prenantes d’accorder une attention particulière aux droits humains des communautés qui sont touchées par ce projet minier.
- Il n’y a pas eu d’explications ni de consultation préalable des communautés concernées par le projet afin de recueillir leurs avis ainsi que l’exige la législation en vigueur à Madagascar, mais c’est un diktat qui leur a été imposé ;

- Les communautés affectées par ce projet minier dénoncent et déplorent la perte de leurs cultures de subsistance, la destruction de leurs lieux de vie et le déplacement de leurs tombeaux ;

- Elles sont très choquées par le manque de respect à l’égard de leurs sites cultuels et lieux sacrés, parmi lesquels de nombreux puits ont été creusés par la société minière en violation des règles établies par la législation en vigueur ;

- Nous exprimons notre vive appréhension aussi bien à l’égard de la perte des terres dont dépendent nos moyens d’existence et l’avenir de nos enfants, que de la destruction de l’environnement dans la région DIANA ;

- les ressources en eau vont être épuisées ;

- les écosystèmes marins et terrestres environnants vont être pollués par les déchets toxiques et autres résultant des activités d’exploitation des terres rares, ce qui risque grandement d’avoir des effets néfastes sur la santé de la population ;

- le secteur du tourisme et les autres secteurs stratégiques de l’économie régionale vont être ruinés, surtout le secteur de la pêche et des ressources halieutiques ;

- et les espèces végétales et animales qui sont endémiques à la région DIANA vont être effacées de l’histoire de notre pays.

Face à ces violations des droits des communautés concernées, et pour toutes les raisons susmentionnées, nous, membres de la Plate-forme des organisations de la société civile de la région DIANA, appelons d’urgence le gouvernement à écouter la voix des petits producteurs concernés et à ordonner l’arrêt de ce projet d’exploitation des terres rares . Nous déclarons également notre volonté d’établir un dialogue avec le gouvernement et avec toutes les parties prenantes afin de trouver des stratégies et des programmes de développement durables et respectueux des droits humains pour la région DIANA.

Fait à Antsiranana, ce 07 Mai 2016.

HANDAO HIARA-HANOHANA NY FANAMBARAN’NY VOVONAN’NY FIRAISA-MONIM-PIRENENA AO AMIN’NY FARITRA DIANA MOMBA NY TETIKASA FITRANDRAHANA NY ‘TERRES RARES’ (1)

Nanambara tamin’ny mponina any Ampasindava ny orinasa TREM (Tantalum Rare Earth Malagasy) tamin’ny faran’ny taona 2015 fa rehefa tapitra ny asara (fotoanan’ny orana) dia hiverina hanohy ny asany izy.

Ny faha-11-n’ny volana Avrily 2016 ny fivoriambe tsy ara-potoanan’ny orinasa zandrinjandriny alemana Tantalus dia nanapa-kevitra fa ny 60%-n’ny petra-bolany ao amin’ny sampany Tantalum Holding (Mauritius) Limited izay misy ny TREM dia hamidy amin’ny Apphia Minerals SOF PTE. Ltd, orinasa izay manana ny foibe-toerany any Singapour (2). Ny 40% ambiny dia hamidy ao aoriana.

Ny hafetsena ampiasain’ny orinasa hanamoràna ny fanamafisana ny alalana hitrandraka izay azony nandritry ny fotoanan’ny Teteza-mita, izany hoe azo hiadian-kevitra ny tsy maha-ara-dalàna azy (3), dia ny fangatahana hanao dingana famokarana andrana (4) mba « hanandramana ny zotra samihafa ». Miandry ny fanaparitahana amin’ny olompirenena rehetra ny fandalinana mikasika ny fiantraikan’izany dingana andrana izany eo amin’ny tontolo iainana izao ny sarambabem-bahoaka.

Saingy satria ny zotra fitrandrahana ny ‘terres rares’ manana toetra manokana miteraka poizina maro, ny fanandramana na fiandohan’ny fitrandrahana izany dia

- hanana fiantraikany ratsy dia ratsy amin’ny fisian’ny tany hanaovana fambolena, amin’ny fahafahan’ny olona mamokatra sakafo hohanina ary amin’ny fahasalaman’ny fianankaviana monina eo amin’ny faritra (5),
- hanapotika ny harena voajanahary sy ny rohivoahary tsy manam-paharoa ao amin’io faritra io, izay tsy hisy zavatra hafa hahahonitra azy (6) sy (7),
- tsy maintsy handoto amin’ny fomba izay tsy hisy hamerenana azy amin’ny laoniny intsony ny rano mamy eo amin’ny manodidina sy ny any ambanin’ny ranomasina ao amin’ny faritra Avaratra Andrefan’i Madagasikara (8),
- haningotra manokana ny fikasàna hampivoatra ny fizahan-tany ao Nosy Be, izay voalaza fa « vatosoan’ny fizahantany » eto Madagasikara.

Manoloana ny ampahany kely variraiventy anjaran’ny firenena malagasy amin’ny vola azo avy amin’ny fitrandrahana, na arak’ireo lalàna momba ny harena ankibon’ny tany manan-kery izao na ao amin’ny volavolan’ny fanavaozana ny Fehezan-dalàna momba ny harena ankibon’ny tany, dia betsaka kokoa ny fahavoazana noho ny tombotsoa, indrindra ho an’ny tantsaha sy mpanjono ary ny mpandraharaha ao amin’ny sehatry ny fizahan-tany, raha toa ka hanomboka ato anatin’ny volana na taona vitsivitsy ny fitrandrahana.

Ny paika tokony ho arahina manoloana ity tetikasa fitrandrahana ny « terres rares » ity dia azo avy amin’ny fanambaràna feno fahendrena nataon’ny Filoha irain’ny Sojabe any amin’ny faritra SOFIA nandritry ny fivoriana nandavan’ny vondron’ny mponina any ifotony ny tetikasa fitrandrahana iray ao amin’ny faritra misy azy tamin’ny fiandohan’ny volana Mey teo : « ’Zahay ty mbo mampianatra zaza ka rehefa mahay zanakay dia zahay no mitrandraka hariagnanay » (9)

Paris, faha- 7 jona 2016

Ny Fikambanana TANY miaro ny tany Malagasy

Tondron-tahirin-kevitra

(1) Jereo pejy faha-2 n’ity lahatsoratra ity sy https://www.facebook.com/notes/craa...
(2) http://irpages2.equitystory.com/cgi...
(3) http://www.cetim.ch/legacy/fr/inter..., 8)
(4) http://www.tresorpublic.mg/?p=15107
(5) http://terresmalgaches.info/spip.ph...
(6) https://www.facebook.com/Craad-Oi-M...
sy https://www.youtube.com/watch?v=kXh...
Ny sary hita ao amin’ny ampahan’ny horonan-tsary momba « Ny fiantraikan’ny famokarana terres rares » dia “mampiseho ny fiantraikan’ny famokarana terres rares ao amin’ny tanànan’i Baotou izay misy ozinina fanivanana mineraly napetraky ny Sinoa any Mongolia. Ny fanivanana terres rares dia miteraka fahalotoana betsaka ary manimba ny tontolo iainana satria mila fampiasana akora simika sy asidra be dia be. Ny rano avy amin’izany fanivanana izany dia feno potipoti-javatra simika sy radiôactifa izay mahatonga aretina toy ny homa-miadana sy ny areti-po amin’ny olona izay voakasik’izany. Mitovy endrika amin’ny farihy ny toerana fanariana ireo déchets toxiques (faika feno poizina) avy amin’ny ozinina ary mahatratra 10 kilometatra toradroa ny velarany. Tsy misy zava-maniry na trondro afaka miaina ao. Rava daholo ny tranon’ireo mponina ary misy fofona manaiki-tenda izay re hatramin’ny 15 km manodidina ireo ozinina ireo.“
(7) http://wrm.org.uy/fr/files/2016/04/...
sy http://p4ges.org/news/documents/Pro...
(8) http://www.madagascarica.com/Les%20...
(9) http://inovaovao.com/spip.php?artic...
 : « ’Zahay ty mbo mampianatra zaza ka rehefa mahay zanakay dia zahay no mitrandraka hariagnanay » (Sojabe : chef traditionnel)

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FANAMBARAN’NY FIRAISAMONIM-PIRENENA MOMBA NY FITRANDRAHANA "TERRES RARES" ETO AMIN’ FARITRA DIANA .

Izahay vovonan’ny firaisamonim-pirenena eto amin’ ny faritra DIANA dia manao izao fanambarana izao mikasika ny zava-misy manodidina ny fitrandrahana "terres rares" ataon’ny orinasa Tantalus Rare Earths Madagascar (TREM). Izao fanambarana izao no atao dia mba hanaovana antso avo ho an’ny fitondram-panjakana sy ireo tompon’antoka rehetra mba hijery akaiky ny momba ny zon’olombelona izay voakasika amin’io tetikasa fitrandrahana io.

- Tsy nisy fanazavana na adi-hevitra natao mialoha tamin’ireo fokonolona voakasiky ny tetikasa ho fakàna ny heviny, araka ny voalazan’ny lalàna manan-kery eto Madagasikara, fa teniko fe lehibe no natao ;

- Mitaraina ary malahelo mafy ireo fokonolona voakasika fa simba ny voly fivelomany ; rava ny tanàna fonenany ary nafindra ny fasany ;

- Malahelo mafy izy ireo fa tsy nisy fanajana ireo toerana masina sy fijoroana, izay maro no nolavahin’ny orinasa mpitrandraka amin’ny fomba tsy manara-dalàna ;

- Manahy mafy izahay mponina fa ho very ny tany iankinan’ny fivelomanay sy ny ho avin’ny taranaka faramandimbinay, ary ho simba ny tontolo iainana eto amin’ny faritra DIANA : ho ritra ny rano, ho voapoizin’ireo fahalotoana avy amin’ny fitrandrahana sy fanivanana "terres rares" ny ranomasina sy ny tontolo iainana rehetra manodidina, izay mety hiteraka voka-dratsy amin’ny fahasalaman’ny mponina ; ho rava ny sehatry ny fizahan-tany sy ny fiharinkarena samihafa eto amin’ny faritra, indrindra fa ny harena an-dranomasina ; ary ho voafafa eo amin’ny tantaram-pirenena ireo zavaboahary tsy misy afa-tsy eto amin’ny faritra DIANA. Eo anatrehan’ireo fanitsakitsahana ny zon’ny fokonolona vokasiky ny tetikasa fitrandrahana ireo, ary noho ireo antonjavatra voalaza rehetra ireo, dia manao antso avo ho an’ny fitondram-panjakana izahay vovonan’ny firaisamonimpirenena eto amin’ ny faritra DIANA mba hihaino ny feon’ny vahoaka madinika ka hampitsahatra io tetikasa fitrandrahana io .

Manambara koa ny fahavononanay hifampiresaka amin’ny fitondram-panjakana sy ny tompon’antoka rehetra izahay mba hitadiavana paikady sy fandaharam- pandrosoana maharitra ary manaja ny zon’olombelona eto amin’ny faritra DIANA.

Natao teto Antsiranana, androany faha - 07 May 2016.
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LET’S SUPPORT THE STATEMENT OF THE DIANA REGION CIVIL SOCIETY PLATFORM CONCERNING THE RARE EARTH EXTRACTION (1)

The TREM company (Tantalum Rare Earth Malagasy) had announced on the field end 2015 that it would wait for the raining season stop before resuming its activities.

On the 11th of April 2016, an extraordinary general assembly of the German junior company Tantalus decided to sell 60% of its subsidiary Tantalum Holding (Mauritius) Limited – that includes TREM – to Apphia Minerals SOF PTE. Ltd, a Singapour based company (2). The 40% will be sold later on.

The cleverness used by the company to facilitate the confirmation of its operating permit obtained during the Transition period, therefore questionable (3), is to propose a production pilot phase (4) in order to test the process. The public opinion is waiting for the environmental impact assessment of this pilot phase dissemination to all citizens.

But due to the especially toxic nature of the Rare Earth extraction processes, any extraction attempt or start
- will have negative impacts on the land availability for agriculture, livelihoods and health of the area families (5),
- will destroy the exceptional ecosystem and biodiversity of this area that nothing will be able to compensate (6) (7),
- will pollute the surrounding fresh water and North-West of Madagascar seabeds in an unavoidable and irreversible manner (8)
- will especially compromise the tourism improvement projects at Nosy Be, qualified as the “tourism jewel” of Madagascar.

Given the tiny percentage of revenue back to the Malagasy nation according to current mining laws and the draft revision of the Mining Code under discussion, the losses for the country are much more important than the benefits, especially for farmers, fishermen and for economic operators in the tourism sector, in case an operating start is permitted in the months or years ahead.

The behavior to be kept facing this rare earth mining project comes from the wise statement of a Sojabe Chief in SOFIA region during the rejection by local communities of a mining project in its region in early May : "Let us educate our children first. When they have acquired knowledge and skills, we will exploit our mineral wealth ourselves.” (9)

Paris, the 7th of June 2016

Collective for the defense of Malagasy lands - TANY
Collectif pour la défense des terres malgaches - TANY
MDA 11 – Boîte 89 - 8, rue du général Renault – 75011 – PARIS

References

(1) Ref to Page 2 of this article and https://www.facebook.com/notes/craa...
(2) http://irpages2.equitystory.com/cgi...
(3) http://www.cetim.ch/legacy/fr/inter..., 8)
(4) http://www.tresorpublic.mg/?p=15107
(5) http://terresmalgaches.info/spip.ph...
(6) https://www.facebook.com/Craad-Oi-M...
The part of the video entitled "The consequences of the rare earth exploitation " shows the consequences of the rare earth exploitation in the city of Baotou where a mineral processing plant set up by a Chinese company in Mongolia. The mineral processing causes significant pollution and destroys the environment because it requires the use of many chemical products and acids. Water from this treatment is filled with chemical and radioactive residues that cause cancer and other diseases in affected persons. The dumping sites for toxic waste from factories look like lakes that reach 10 km2 wide. No plant or fish can live there. All the houses of local residents are destroyed and a pungent odor that irritates the throat is smelt in the air up to 15 kms around.
(7) http://wrm.org.uy/fr/files/2016/04/...
and http://p4ges.org/news/documents/Pro...
(8) [-http://www.madagascarica.com/Les%20IlescoteOuest%20.html]
(9) http://inovaovao.com/spip.php?artic...
 : « ’Zahay ty mbo mampianatra zaza ka rehefa mahay zanakay dia zahay no mitrandraka hariagnanay » (Sojabe : chef traditionnel)

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CIVIL SOCIETY DECLARATION CONCERNING RARE EARTHS EXPLOITATION IN THE DIANA REGION

We, members of the Civil Society Platform of the DIANA region, express our deepest concern over the rare earths exploitation project of the Tantalus Rare Earths Madagascar (TREM) company. Through the present Declaration, we urge the public authorities and all stakeholders to pay special attention to the human rights of the communities that are affected by this mining project.
- There had been no explanations or prior consultation of the communities concerned by the project in order to get their views as required by the existing legislation in Madagascar, but the project had been introduced as a diktat from the mining company ;

- The communities affected by this mining project denounce and lament the loss of their livelihoods ; the destruction of their living spaces ; and, the displacement of their tombs ;

- They are very upset by the disrespect for their sacred sites and cultual places, among which many shafts had been dug by the mining company in violation of the rules established by the existing legislation ;

- We express our profound apprehension about the loss of the land on which we rely for our livelihoods and the future of our children, as well as the destruction of the environment in the DIANA region : . water resources will be depleted ; . the surrounding marine and terrestrial ecosystems will be polluted by the toxic waste and other substances resulting from the rare earths exploitation activities, all of which are very likely to have adverse effects on the health of the local population ; . tourism and other strategic sectors of the regional economy will be devastated, especially the fishing industry and fishery resources ; . and endemic plant and animal species that only exist in the DIANA region will be erased from of our country’s history.

Because of these patent violations of the rights of the affected communities, and for all the above reasons, we, members of the Civil Society Platform of the DIANA region, urge the Government to listen to the voice of the affected small producers and to order a stop to this rare earths exploitation project .

We also declare our willingness to establish a dialogue with the Government and all stakeholders in order to develop strategies and development programs that are sustainable and respectful of human rights for the DIANA region.

Issued in Antsiranana on May 7th 2016


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