Izay mitambatra vato, izay misaraka fasika


Accueil > Newsletters > Newsletter n° 117

Newsletter n° 117

publié par Admin 2, le lundi 15 avril 2019

Toutes les versions de cet article :

NOUVELLES FORMES DE COLONISATION
ET FORTE DEPENDANCE ECONOMIQUE

Résumé

NOUVELLES FORMES DE COLONISATION ET FORTE DEPENDANCE ECONOMIQUE

Dans le cadre de la commémoration de l’anniversaire de l’insurrection des Malagasy contre le colonialisme français du 29 mars 1947, le Collectif TANY se joint aux nombreux citoyens qui s’interrogent sur ce que nous avons fait de l’indépendance de notre pays, pour laquelle nos compatriotes avaient lutté et versé leur sang.

Le premier paragraphe revient sur quelques faits majeurs de 2019, notamment sur les échanges entre les présidents malagasy et mauricien au mois de mars, pour illustrer que les Présidents de la République successifs se font concurrence dans l’appel aux investisseurs étrangers à venir occuper les terres malgaches.

Puis, des évènements et exemples concrets survenus au cours des 10 dernières années, des décisions et projets inquiétants relatifs aux terres et aux ressources naturelles à Madagascar sont cités pour répondre à la question « Vivons-nous une nouvelle forme de colonisation » ?

La 3è partie aborde quelques conséquences sur les communautés locales et les citoyens malagasy.

Des revendications, suggestions et questions sont formulées en direction des dirigeants et décideurs pour arrêter leur adhésion volontaire au statut de colonisés, la principale différence entre la période coloniale et maintenant étant qu’en 1947, les Malagasy avaient lutté contre le pouvoir colonial français, alors qu’en 2019 plusieurs compagnies et puissances de tous les continents occupent les terres et exploitent les ressources.


Introduction

Le 72ème anniversaire de l’insurrection des Malgaches contre la colonisation, du 29 mars 1947, a été commémoré de diverses manières à Madagascar : dépôt de gerbes, nombreuses expositions, accomplissement d’un devoir de mémoire indispensable et honorable. Le fait notable qui a retenu l’attention cette année a été le nombre important de publications d’articles de journalistes ou autres citoyens interrogeant sur ce que nous faisons actuellement de l’indépendance de notre pays, pour laquelle nos compatriotes de 1947 ont lutté et versé leur sang afin de libérer la terre des ancêtres du système colonial. (1) 

Le Collectif TANY se joint à ces citoyens, rappelle quelques faits récents et passés, partage des réflexions sur les nouvelles formes de colonisation et avance des propositions pour protéger les terres et la population malagasy.


Les Présidents de la République successifs se font concurrence dans l’appel aux investisseurs étrangers à venir occuper les terres malgaches.

La nouvelle équipe au pouvoir réalise diverses actions pour montrer qu’elle est différente de la précédente, cependant des similitudes déplorables demeurent. Souvenons-nous ! A peine élu en décembre 2013, au cours de ses premiers voyages à l’extérieur, à Paris en mars 2014, puis en Afrique du Sud, en Israël et en Turquie au cours de la même année, Monsieur Hery Rajaonarimampianina a invité les investisseurs à venir utiliser les terres malgaches. Cinq ans plus tard, en mars 2019, le président Andry Rajoelina provoque un tollé de la part des citoyens malagasy du monde entier, à Madagascar, au Kenya, en France, partout, pour avoir mis à la disposition de l’île Maurice 80 hectares de terre dans la zone industrielle de Moramanga. Le Président de la République était invité au 52è anniversaire de l’indépendance de l’Etat voisin. Au cours de telles visites officielles, les chefs d’Etat des deux pays échangent des cadeaux dont les media révèlent souvent le contenu. Ici, le pays visité offre 100.000 dollars US pour la lutte contre la rougeole, le Président de la République malagasy prononce une déclaration d’amour étonnante, puis les media ne parlent d’aucun cadeau de la part du couple présidentiel malagasy en échange, à part le terrain de 80 ha et la promesse d’exporter du maïs. De plus le terrain en question est situé à Moramanga, troisième ville prévue par le régime précédent pour accueillir une zone économique spéciale (ZES). Face aux inquiétudes exprimées, déclarer verbalement qu’il ne s’agit ni de vente de la terre malgache, ni de ZES, ne suffit pas pour dissiper les inquiétudes et les doutes.

Dans le contexte actuel, comme dans la suite du memorandum d’entente sur le Parc d’Ehoala, les autorités utilisent le vocable d’« accords-cadre » relatifs à ces terrains mis à la disposition de l’île Maurice. La divulgation au grand public malgache de la totalité du contenu de ces accords-cadres est indispensable pour que les citoyens puissent connaître leur teneur et dans quelle mesure les terres des Malagasy sont abandonnées à des ressortissants étrangers.

Des journaux ont rapporté un propos étonnant de Monsieur le Président de Maurice selon lequel « Nous voyons en Madagascar non seulement un pays de peuplement mais aussi un partenaire incontournable » (2) Pour les lecteurs, « terre de peuplement » correspond à un qualificatif attribué aux îles de l’Océan Indien au temps de la période coloniale pour expliquer et justifier l’appel à des habitants d’autres pays pour occuper ces espaces et territoires afin de réaliser les travaux de plantation et de construction pour le compte des puissances colonisatrices. Cette expression rappelle donc de manière frappante l’idée de colonisation dans sa définition au 19è siècle.


Une nouvelle forme de colonisation ?

Souvenons-nous ! Dans le contexte du projet Daewoo-Logistics en 2008, le Directeur de la FAO - Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture - avait qualifié la course à la terre qui prenait de l’ampleur dans le monde, de néocolonialisme économique et dénonçait « le retour d’un système néocolonial » (3). Les opposants à l’équipe du président Marc Ravalomanana avaient protesté vigoureusement contre ce projet puis sont arrivés au pouvoir après la chute du régime (4) : « Le 18 mars 2009, au lendemain de sa prise de pouvoir, le président de la Haute Autorité de Transition, M. Andry Rajoelina, évoque la Constitution pour justifier que les terres à Madagascar ne seraient « ni à vendre ni à louer » et confirme la suspension du dossier Daewoo » Et pourtant en 2010, le régime de Transition décide de changer la Constitution et la version finale diffusée quelques semaines avant le referendum contiendra dans son article 1er que « Les modalités et les conditions relatives à la vente de terrain et au bail emphytéotique au profit des étrangers sont déterminées par la loi », ce qui a donc rendu la vente de terres aux étrangers conforme à la Constitution. Et en particulier, cette constitution avalise et cautionne la loi sur les investissements 2007-036 (5) mise en place par le régime Ravalomanana.

L’autre fait majeur à retenir de cette période est la déclaration écrite de l’organisation non-gouvernementale Centre Europe-Tiers-Monde (CETIM), au Conseil des Droits de l’Homme du 8 mai 2013 dénonçant l’attribution de nombreux permis miniers et baux emphytéotiques à plusieurs sociétés transnationales de manière illégale car contraire à la loi 2011-014, qui interdisait à la Haute Autorité de Transition de prendre des engagements sur le long-terme. (6) Certaines de ces sociétés opèrent actuellement de manière officielle, d’autres semblent réaliser leurs activités dans une discrétion très inquiétante, des citoyens ont rappelé à juste titre qu’il était inacceptable que le caractère illégal des contrats ne semble pas déranger les divers responsables et exécutants. Selon le document du CETIM, ces permis attribués de manière illégale concernent

 Huit (8) compagnies minières dont

  • une Mauricienne - Malagasy Minerals - pour l’exploitation de graphite dans le Sud,
  • deux australiennes - Toliara Sands pour l’ilménite dans le Sud-Ouest et Aziana Ltd pour l’uranium dans le Sud - ,
  • une Indienne Varun Energy Corp group dans le Sud-Est,
  • une Thailandaise Pan African Mining dans le Sud-Est,
  • deux chinoises, Mainland Mining pour l’ilménite le long de la Côte Est et Asia Thai Mining pour le charbon dans la Sakoa, dans le Sud-Ouest,
  • Tantalus Rare Earths pour les terres rares dans le Nord-Ouest, une société allemande qui a rencontré des problèmes à Singapour au moment de la vente de ses actions en 2017.
  • Une compagnie pétrolière chinoise Petrochina dans le Sud-Ouest près de Morondava,
  • Une compagnie italienne - Tozzi Green - en vue de la culture d’agrocarburants dont l’échec a amené la société à cultiver d’autres produits. La décoration du Directeur Général de la société Tozzi Green le 1er février 2019, juste après l’investiture du Président Andry Rajoelina, sera retenue par l’Histoire (7).

Les superficies de terre concernées par ces contrats signés en 2012 sont supérieures à 3 millions d’hectares, donc supérieures aux 1,3 million d’hectares du projet Daewoo Logistics, auxquelles il faudra ajouter toutes les surfaces de terrains de tous les autres contrats connus et inconnus signés par les régimes successifs. Des rumeurs circulent, depuis 2018, selon lesquelles la quasi-totalité du territoire malagasy a déjà été attribuée à des étrangers.
Le Collectif TANY réitère sa réclamation de l’affichage en toute transparence, sur un site internet, des terrains de l’Etat déjà vendus et loués dans toutes les régions pour que chaque citoyen connaisse la situation actuelle et réelle de ces soi-disant locations de terres avec le détail des contrats, incluant la date de début et de fin de chaque bail emphytéotique.

Concernant l’avenir, le Collectif TANY a déjà eu l’occasion de partager certains contenus ‘cachés’ du document Initiative pour l’Emergence de Madagascar - I.E.M.(8). Ce programme prône notamment la multiplication de Zones Economiques Spéciales qui vont expulser les Malagasy qui vivent actuellement là et interdire l’accès de vastes zones du territoire national aux communautés locales et aux paysans, à tous les Malagasy qui n’ont pas de lien direct avec les entreprises détentrices de ZES. 

Ce document Initiative pour l’Emergence de Madagascar (I.E.M.) parle également des Sociétés d’économie mixte parmi ses outils de développement notamment dans le secteur agricole (9). La société d’économie mixte, qui constitue un montage classique pour maintenir un contrôle relatif des nationaux sur les investisseurs étrangers et pour partager les bénéfices, représente un réel danger lorsqu’on la met en perspective avec le Code des investissements actuel - la loi 2007-036 - qui autorise l’achat de terres malagasy par les sociétés à capitaux majoritairement étrangers lorsqu’elles ont un associé malgache. (5)

Par conséquent, le Collectif TANY renforce sa demande

  • de changement de la Constitution actuelle pour en faire disparaître le contenu de l’article 1er relatif à la cession de terres aux étrangers,
  • d’annulation de la loi 2007-036 et de toute possibilité d’accorder aux sociétés à capitaux majoritairement étrangers d’acheter des terres à Madagascar, qu’elles soient associées à des Malgaches ou non ;
  • d’annuler la loi 2017-023 sur les Zones Economiques Spéciales (ZES) votée sous le régime Rajaonarimampianina ;
  • de collaborer avec des structures étrangères sans leur attribuer de droits sur les terres que ce soit sous l’appellation de ZES ou une autre, car les terres, qui étaient déjà sacrées selon la sagesse et la tradition malagasy pour différentes raisons économiques et culturelles, ont acquis une valeur encore plus importante depuis les crises alimentaire et financière de 2008. Tous les pays du monde cherchent à en obtenir davantage par divers moyens, alors les Malgaches qui en disposent devraient les garder précieusement. Gaspiller les biens communs de son peuple en dépouillant celui-ci de ses terres pour en faire profiter d’autres pays et populations manifestent une ignorance des enjeux majeurs du XXIè siècle (10) et un mauvais choix de stratégie de développement sur de nombreux plans (11). Même les investisseurs que les dirigeants malagasy cherchent à attirer et dont plusieurs font leur éloge et les encouragent à continuer - car le choix politique des dirigeants malagasy arrange leurs affaires et correspond à leurs intérêts - ont sûrement une piètre opinion des décideurs malagasy qui pratiquent une adhésion volontaire au statut de colonisés.

Le développement d’une politique résolument orientée vers une gestion des terres en faveur des Malagasy et la recherche de divers moyens pour que l’Etat soutienne véritablement les paysans et communautés rurales, qui constituent plus de 70% de la population, dans l’amélioration de la production agricole nationale devraient constituer la priorité absolue et unique (12). L’annonce d’une nouvelle version de l’I.E.M. pourrait donner une opportunité et permet d’espérer un changement d’orientation politique vers un meilleur respect des droits des Malagasy sur leurs terres et vers un programme économique national qui n’exclut pas la majorité de la population et ne dépouille pas les Malagasy de leurs terres.


Quelles conséquences pour les communautés locales et les citoyens malgaches ?

Le document I.E.M., support de la propagande pendant la campagne présidentielle et qui ne semble toujours pas avoir été diffusé au grand public, ne connaît que l’agrobusiness (l’agro-industrie) dans son discours. Ce projet s’est déjà manifesté concrètement par la disparition de la Direction de l’appui aux organisations paysannes dans l’organigramme du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du 6 février 2019. Ces choix et décisions s’avèrent complètement en contradiction avec la Déclaration des droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales approuvée par les Nations Unies le 17 décembre 2018 et pour lequel Madagascar a voté favorablement (13).

Le Collectif TANY qui a toujours soutenu l’agriculture familiale paysanne demande incessamment aux responsables de l’Etat malgache

  • d’une part, de remettre en place cette direction au sein du ministère sans attendre un remaniement gouvernemental.
  • d’autre part, d’activer la priorisation du soutien de l’Etat au développement de l’agriculture familiale paysanne pour que les paysans malgaches ne deviennent pas tous des salariés de l’agrobusiness, dépendant des emplois souvent saisonniers et temporaires, qui n’auront plus de pouvoir de décision sur leurs activités et devront acheter les produits vivriers destinés à la nourriture de la famille sur le marché, au lieu de consommer leur production. Les entreprises de l’agro-industrie que beaucoup de dirigeants malgaches encensent comme étant le système de production agricole qui va sauver le pays de la famine, ne fourniront jamais autant d’emplois que l’agriculture familiale.

Si les actions réalisées jusqu’à présent n’ont pas donné de résultats satisfaisants, la solution ne consiste pas à faire disparaître la Direction de l’appui aux organisations paysannes et à anéantir tous les paysans de l’Ile. Des réflexions doivent être menées sur les changements à apporter pour une meilleure efficacité. Ce rêve d’une agro-industrie gérée par des entreprises étrangères à la technologie moderne a amené les dirigeants successifs à prôner la mise en place de Zones Industrielles Agricoles et de Zones Economiques Spéciales, notamment Agricoles selon l’I.E.M., dont la première étape consiste à expulser les paysans et communautés locales de leurs terres. Les expulsions de citoyens malagasy de leurs terres doivent cesser. La terre est souvent le seul bien, et dans tous les cas, le principal moyen de production des paysans malagasy. Les indemnisations et compensations promises ne remplaceront jamais les terres. La création d’écoles et centres de santé fait partie des devoirs de l’Etat et ne doit pas être utilisée comme monnaie d’échange dans le cadre des accaparements de terre.

Au lieu de destiner les terres malgaches à être occupées et exploitées par des Etats, entreprises et individus étrangers venant de pays plus riches utilisant les Malagasy comme main d’œuvre à très bon marché, comme au temps de la colonisation, les dirigeants malagasy devraient procéder à l’organisation d’un meilleur accès des Malagasy à la terre dans toutes les régions, en donnant une partie des terrains de l’Etat aux collectivités décentralisées, confier la gestion et mise en valeur de « communs », tels que des terrains communaux non cessibles, aux communes et aux fokonolona, afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire des habitants et des revenus par la vente du surplus, sans acheter des brisures importées (14).


Conclusion

La commémoration du 29 mars 1947 a donné à tous l’occasion de revenir sur le passé pour mieux préparer l’avenir. Un représentant officiel de l’Etat a dit dans un discours que nous menons encore plusieurs luttes à l’heure actuelle, parmi lesquelles la lutte contre la pauvreté.

La cause des difficultés que rencontrent Madagascar, ses dirigeants et sa population à gagner cette lutte, ne serait-elle pas liée à l’entêtement des décideurs successifs à refuser de mener une politique économique indépendante ? La mondialisation et le libéralisme ambiant exercent une pression indéniable mais les décideurs et dirigeants malgaches ne semblent manifester aucun effort de résistance, aucune tentative de démonstration de dignité et de protection de la population et de la nation. Au contraire ils semblent demandeurs de plus de dépendance à l’égard des investisseurs étrangers, au détriment des intérêts des Malagasy. Davantage de réalisme et de fierté nationale pourraient éviter de prendre comme modèles Miami ou Dubaï, alors que les moyens financiers ne sont pas à la hauteur et que la culture Malagasy devrait être une source d’inspiration et d’innovations riches en termes de paysage et d’architecture. Ils savent pourtant aussi que toute dette devra être payée, quelle que soit la forme du remboursement, par les générations futures.
La différence est qu’en 1947, la puissance coloniale française avait utilisé la force des armes, alors qu’en 2019 des pays de tous les continents séduisent avec leurs entreprises et leur argent. Les dirigeants et décideurs malgaches devraient se ressaisir rapidement pour ne pas brader toutes les ressources naturelles, sacrifier les ressources humaines et céder jusqu’au dernier mètre carré du territoire sous forme de vente ou de location pendant des décennies renouvelable « éternellement » « par tacite reconduction ou non »


Paris, le 12 avril 2019

Le Collectif pour la défense des terres malgaches – TANY
patrimoine.malgache@yahoo.fr ; http://terresmalgaches.info ; www.facebook.com/TANYterresm...


Références :

(1) exemples : https://www.newsmada.com/2019/03/30... ; http://www.lagazette-dgi.com/ ?p=27383 ; http://www.midi-madagasikara.mg/pol... ;
(2) https://www.lemauricien.com/article....
(3) https://journals.openedition.org/ec... ; https://nsae.fr/2008/12/16/daewoo-s... ; https://www.diploweb.com/Carte-glob....
(4) https://www.parismatch.com/Actu/Int...) : https://www.rts.ch/emissions/geopol...
(5) Loi 2007-036 art 18 & 19 : http://www.droit-afrique.com/upload...
(6) https://www.cetim.ch/violations-des....
(7) http://www.midi-madagasikara.mg/eco...
(8) http://terresmalgaches.info/spip.ph...
(9) IEM page 151
(10) http://www.fao.org/family-farming/d... ;
https://uneseuleplanete.org/Le-mode...
(11) https://blogs.mediapart.fr/maximebo...
(12) Voir par exemple : https://www.youtube.com/watch ?v=ukB... ; http://www.fao.org/family-farming/n... ; http://www.inter-reseaux.org/public...
(13) https://undocs.org/A/C.3/73/L.30 ; http://www.fao.org/news/story/fr/it... ; https://viacampesina.org/fr/lassemb... ;
(14) http://www.moov.mg/actualites/econo... ;
https://www.lakroa.mg/item-1652_art... ;


© Collectif pour la Défense des Terres Malgaches | généré dynamiquement par SPIP & Blog'n Glop.