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22 novembre 2009
Admin

Newsletter n° 8

COMMUNIQUÉ DU
COLLECTIF
POUR LA DÉFENSE DES TERRES MALGACHES – TANY

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'>Le Collectif
pour la défense des terres malgaches – TANY
– a été invité à participer, du
13 au 17 novembre 2009 à Rome, au Forum de la Société Civile parallèle au sommet de la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture.

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'>L’importance
capitale de ce Forum est que des représentants des mouvements sociaux,
ONG et organisations de la société civile venant de 93 pays de tous les
continents et directement impliqués dans la lutte contre l’accaparement des
terres
se sont réunis pour échanger, débattre et coordonner leurs actions.

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'> 

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'> 

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'>- S’appuyant
sur les actions qu’il mène avec rigueur, détermination, assiduité et en toute
indépendance depuis environ un an, le Collectif TANY a fait une présentation
de deux cas emblématiques à Madagascar
 : celui sud-coréen de DAEWOO
Logistics
portant sur 1,3 millions d’hectares et celui indien de VARUN
International
sur 232000 hectares.

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'> 

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'> 

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'>-<span
style='font-size:7.0pt'> Le Collectif TANY a participé à des groupes
de travail
pour une recherche de solutions communes contre l’accaparement
des terres et pour la souveraineté alimentaire avec des ONG majeures
telles que La VIA Campesina, FIAN International, GRAIN
ainsi que des représentants d’organisations paysannes de l’Indonésie,
d’Uruguay, de Colombie et bien d’autres encore. Tous ensemble, ils ont dénoncé
le caractère irréaliste et dangereux des scénarios soi-disant
« gagnant-gagnant ».

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'>A cette
occasion, le représentant du Collectif TANY a eu l’opportunité de
répondre aux nombreuses sollicitations des médias internationaux et de les
informer sur le phénomène de l’accaparement des terres à Madagascar.

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
class=object><a
href="http://farmlandgrab.org/8884" target="_blank">http://farmlandgrab.org/8884
<span
style='font-size:10.0pt'> (annexe 1)

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'> 

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'> 

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'>- Dans sa
déclaration finale, le Forum de la Société Civile s’est fixé comme mot d’ordre : « la souveraineté alimentaire
maintenant ! »
Il s’est opposé catégoriquement au concept de
sécurité alimentaire à l’ordre du jour du sommet de la FAO et qui justifie l’accaparement de terres agricoles par des Etats ou des grands
investisseurs privés en Asie, en Afrique et Amérique latine.

0cm;margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify'><span
class=object><a
href="http://peoplesforum2009.foodsovereignty.org/fr/" target="_blank">http://peoplesforum2009.foodsovereignty.org/fr/
<span
style='font-size:10.0pt'> (annexe 2)

 

ANNEXE
1

Les paysans et les mouvements
sociaux disent non à l’accaparement des terres

Invitation à une conférence de presse et
à une action symbolique :

• Programme organisé par Via Campesina et
GRAIN

Lors du Sommet mondial 2008 de la FAO sur la sécurité alimentaire, le sujet qu’on refuse obstinément de traiter fut celui des
bénéfices exorbitants engrangés par l’agrobusiness au plus fort de la crise
alimentaire, alors que plus d’un milliard d’humains souffraient de la faim.
Cette année, celui qu’on évitera sera celui de l’accaparement mondial des
terres.
Les investisseurs s’entendent avec les gouvernements pour
s’emparer de dizaines de millions d’hectares de terres fertiles en Asie, en
Afrique et en Amérique latine. Les gouvernements qui font pression pour
conclure ces accords, comme l’Arabie saoudite ou la Corée du Sud, voient dans l’externalisation de leur production alimentaire une nouvelle
stratégie pour nourrir leur propre population sans recourir au marché
international.

Les investisseurs privés considèrent les terres
arables dans les pays émergents comme une nouvelle source de revenus garantis,
étant donné le niveau actuel des prix alimentaires. D’une façon ou d’une autre,
cette razzia sur les terres fait de la crise alimentaire une opportunité
financière d’autant plus intéressante que celle-ci repose sur l’expansion d’une
agriculture industrielle tournée vers les exportations. Plus de 100 milliards
de dollars US sont en jeu et plus de 40 millions d’hectares ont déjà fait
l’objet d’acquisitions, de l’Éthiopie à l’Indonésie. Les petits agriculteurs se
voient privés de l’accès indispensable à la terre et à l’eau et les communautés
locales auront encore moins accès à l’alimentation. Et pourtant, le plus
souvent, ils ne sont même pas tenus au courant de ces accords ni impliqués dans
des décisions qui vont affecter des terres qu’ils cultivent depuis des
générations. Les conséquences de cette tendance sur le système alimentaire
mondial sont absolument dramatiques.

Pour les organisations paysannes et les
mouvements sociaux qui se rencontrent à Rome, cet accaparement des terres dans
le monde est inacceptable. Il n’a rien à voir avec le renforcement de
l’agriculture familiale et des marchés locaux qui, à nos yeux, est la seule
façon de mettre en place des systèmes alimentaires qui soient effectivement
capables de nourrir les populations. Les scénarios
« gagnant-gagnant » qui vont être proposés au Sommet officiel de la FAO sont dangereux et irréalistes. Certes, les investissements sont nécessaires. Mais ce
qu’il faut, c’est investir dans la souveraineté alimentaire, dans
d’innombrables marchés locaux et dans les quatre milliards de ruraux qui
produisent l’essentiel de la nourriture qui permet à nos sociétés de vivre, et
non pas dans des méga-fermes aux mains de quelques méga-propriétaires.

____

Du 13 au 17 novembre 2009, des
représentants des organisations paysannes et des mouvements sociaux qui sont
directement impliqués dans les luttes contre cette nouvelle vague
d’accaparement des terres seront à Rome.

Les ONG et les groupes militants qui font un
travail de recherche et d’analyse sur ce problème seront aussi présents.
Il s’agit d’une excellente occasion pour les médias de parler avec des
personnes directement impliquées dans cette lutte.
Le 16 novembre, Via
Campesina et GRAIN présenteront un exposé détaillé et proposeront une action
symbolique sur l’accaparement des terres (voir détails ci-dessous).

Orateurs à la conférence de presse : Renée
Vellvé (GRAIN), Mugi Ramanu (Indonesian Peasant’s Union), Ralava Beboarimisa
(Collectif pour la défense des terres malgaches)

Modératrice : Nettie Wiebe (Via
Campesina)

La Via Campesina est un mouvement
international rassemblant des millions de paysans, de petits producteurs, de
sans-terre, de femmes rurales et de travailleurs agricoles du monde entier.
Notre mouvement est composé de 148 organisations actives dans 69 pays d’Asie,
d’Afrique, d’Europe, et des Amériques.

GRAIN est une petite organisation
internationale à but non lucratif qui soutient la lutte des paysans et des
mouvements sociaux pour renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes
alimentaires fondés sur la biodiversité.

 

ANNEXE 2

Uno
no vende la tierra por la cual camina su pueblo

Tashunka
Witko - 1840 – 1877

 

Déclaration
du forum des mouvements sociaux, ONG et organisations de la société civile en
parallèle au Sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire

 

Nous, 642
personnes venant de 93 pays et représentant 450 organisations de paysans et agriculteurs
familiaux, petits pêcheurs, pastoralistes, peuples autochtones, jeunes, femmes,
urbains, ouvriers agricoles, ONG locales & internationales et autres
acteurs sociaux, nous sommes réunis à Rome du 13 au 17 novembre 2009, unis par
notre détermination à œuvrer pour revendiquer la Souveraineté alimentaire au moment où le nombre croissant des personnes souffrant de la faim
a atteint le seuil du milliard de personnes.

 

La Souveraineté alimentaire est la solution efficace à la tragédie de la faim dans notre monde. La Souveraineté alimentaire implique la transformation du système alimentaire actuel afin d’assurer
que les producteurs d’aliments disposent d’un accès équitable ainsi que d’une maîtrise
de la terre, des eaux, des semences, de la pêche et de la biodiversité
agricole. Tout un chacun a le droit et la responsabilité de prendre part à la
prise de décisions sur le mode de production et de distribution de
l’alimentation. Les états doivent respecter, protéger et satisfaire le droit à
l’alimentation, en tant que droit à disposer d’aliments adéquats, disponibles,
accessibles, culturellement acceptables et nutritifs.

 

Les Etats ont
l’obligation de fournir une assistance en cas d’urgence, sans que cela ne se
fasse au détriment de la Souveraineté alimentaire et des Droits humains. Les
mesures d’urgence doivent mobiliser les ressources au niveau le plus local
possible et ne doivent pas servir à obliger les pays à accepter les OGM.
L’alimentation ne doit jamais être utilisée comme une arme politique.

 

Nous attirons
l’attention sur les violations des droits des peuples, aussi bien urbains que ruraux,
qui vivent en zones de conflit ou d’occupation et dans des situations de
crises. La communauté internationale doit s’opposer d’urgence aux violations
que constituent les expulsions de populations, l’expropriation et
l’exploitation par des étrangers des propriétés, des terres et des autres
ressources productives, la manipulation démographique et les transferts de
populations.

 

Les
pouvoirs de prise de décision

 

Nous
déclarons notre soutien au nouveau Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale, en insistant sur l’engagement pris par les Chefs d’Etats
présents au Sommet de la FAO vis-à-vis de cette instance dans leur Déclaration.
Nous insistons sur l’importance fondamentale du nouveau Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale en sa qualité d’instance politique internationale la plus
ouverte parmi toutes celles chargées des questions d’alimentation et d’agriculture
au sein des institutions des Nations Unies. Le Comité est une instance indispensable
où les connaissances et les perspectives de tous ceux qui, par leur travail quotidien,
ont nourri l’humanité depuis des générations ne soient pas seulement entendues,
mais aussi appliquées. Nous affirmons que le Droit à l’Alimentation forme la
référence centrale qui doit guider tous les éléments du travail du Comité de la Sécurité Alimentaire.

 

Nous
exprimons notre préoccupation concernant le financement approprié du CSA. Nous appelons
les états membres de la FAO de concrétiser leur engagement politique par un financement
adéquat aux ambitions de son programme de travail. Nous constatons qu’il y a encore
beaucoup de travail à faire au sein du CSA pour assurer la cohérence entre les différentes
composantes de gouvernance globale sur l’alimentation et l’agriculture. A cet
égard nos sommes extrêmement préoccupés par le programme global agricole et de
sécurité alimentaire de la Banque Mondiale dont les mécanismes de gouvernance
apparaissent être non démocratiques, opaques, et conduisent à reproduire les
erreurs du passé. Et tant que l’OMC privilégie les intérêts commerciaux au détriment
des marginalisés et des mal nourris, la faim persistera dans le monde.

 

Le Forum de la Société Civile a joué un rôle d’une importance fondamentale dans le processus de réforme du
CSA, qui a ouvert un espace significatif que nous voulons occuper de manière responsable
et effective. C’est ainsi que nous allons garantir que les voix des exclus continueront
à être entendues, à tous les niveaux, au coeur des processus qui définissent
les politiques agricoles et de gouvernance. Toutefois, tout en reconnaissant le
travail qui a été effectué, et en maintenant de fortes attentes par rapport aux
réalisations futures du CFS, nous resterons vigilants dans la vérification de
son travail pour s’assurer que les Etats membres respectent leurs engagements
pour créer un mécanisme effectif disposant de pouvoirs de coordination à tous
niveaux, capable de demander des comptes à ses membres et tenant son engagement
à développer un Cadre Stratégique Global pour la sécurité alimentaire et la nutrition.

 

Approvisionnement
écologique de l’alimentation

 

Nous
réaffirmons qu’effectivement notre système d’approvisionnement écologique
nourrit la grande majorité des habitants de la planète vivant aussi bien dans
les zones rurales que dans les zones urbaines (plus de 75%). Nos pratiques
visent l’alimentation des peuples et non pas l’enrichissement de l’industrie.
Elles sont de nature saine, diversifiée et localisée, et sont susceptibles de
mitiger le changement climatique.

 

Nous nous
engageons à renforcer et promouvoir notre modèle écologique d’approvisionnement
en aliments dans le cadre de la Souveraineté alimentaire, visant à nourrir l’ensemble des populations, y compris celles des zones marginales telles que les
petits pays insulaires et zones côtières. Nos pratiques, en donnant la priorité
à l’alimentation locale, réduisent au minimum le gaspillage et les pertes et
n’engendrent pas les dommages causés par le système de production industriel.
L’agriculture paysanne, de nature résiliente, peut s’adapter et mitiger le changement
climatique. Nous insistons cependant sur la nécessité d’exclure l’alimentation
et l’agriculture du marché des droits d’émission du carbone. Nous voulons
défendre et développer notre biodiversité agricole, piscicole et animale face à
la marchandisation agressive du vivant, de l’alimentation et de la connaissance
que facilitent les « nouvelles révolutions vertes ». Nous réclamons un
moratoire mondial sur les organismes génétiquement modifiés. Les gouvernements
doivent protéger leurs marchés internes. Nos pratiques requièrent des politiques
de gestion de l’offre afin d’assurer la disponibilité des aliments et de
garantir des revenus décents et des prix justes. Nous sommes disposés à
discuter des nouvelles dispositions juridiques pour encadrer nos pratiques.

 

Nous appelons
à un recadrage participatif de la recherche qui soutiendrait notre modèle écologique
d’approvisionnement alimentaire. Nous sommes des innovateurs qui nous appuyons sur
nos savoir-faire et nos compétences. Nous réhabilitons les semences, les races
ainsi que les espèces aquatiques locales afin de s’adapter au climat. Nous nous
engageons à promouvoir les résultats de l’IAASTD (International Assessment of
Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development). Nous exigeons
que les chercheurs rendent des comptes de leur travail. Nous nous opposons à la
mainmise de l’industrie sur la recherche et refusons de participer à des forums
dominés par ces dernières. Nous allons promouvoir nos innovations à travers nos
moyens de communication et nos programmes de formation, d’éducation et de
divulgation.

 

Nous allons
renforcer les réseaux alimentaires reliant les villes aux campagnes. Nous
allons forger des alliances dans le cadre d’un Complex Alimentarius, reliant
les petits producteurs, les transformateurs, les scientifiques, les
institutions, les consommateurs, en remplacement de l’approche réductrice du
Codex Alimentarius. Nous nous engageons à raccourcir les distances entre
producteurs et citoyens. Nous allons renforcer les mouvements d’acteurs urbains
concernés par l’alimentation, ainsi que l’agriculture urbaine et péri-urbaine.
Nous allons nous réapproprier le concept d’« alimentation » pour mettre
l’accent sur la nutrition et la diversité des régimes alimentaires permettant
d’exclure la viande provenant du système industriel.

 

Le
contrôle de ressources pour la production alimentaire

<span
style='font-size:10.0pt'> 

L’accaparement
des terres par des capitaux transnationaux doit cesser. Le problème des sans terres
et de l’accaparement des terres s’est intensifié suite à la crise alimentaire
mondiale, la déforestation, la séquestration des mers et des océans, des eaux
douces et des zones côtières. Les actions d’isolement et la confiscation des
terres et de l’eau pratiquées par des forces d’occupation doivent cesser. Des
pays et des entreprises sont complices dans des pratiques alarmantes
d’accaparement. En moins d’un an, plus de 40 millions d’hectares de terres
fertiles en Afrique, Asie, Amérique Latine et Europe de l’Est ont été usurpés
par ces marchandages, remplaçant la production alimentaire locale par des
intérêts d’exportations.

<span
style='font-size:10.0pt'> 

Plutôt que de
promouvoir les investissements agricoles industriels à grande échelle, nous appelons
nos gouvernements et la FAO à mettre en oeuvre les changements structurels contenus
dans la Déclaration de la Conférence Internationale sur la Réforme Agraire et le Développement Rural (ICARRD) ainsi que dans la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones. A cet effet, le Comité International de Planification
pour la Souveraineté alimentaire (CIP) doit jouer un rôle déterminant pour
assurer la participation effective des organisations de la société civile.

<span
style='font-size:10.0pt'> 

Nous exigeons
des réformes agraires globales qui respectent les droits individuels et collectifs/communautaires
à l’accès et à la maîtrise des territoires. Tous les Etats doivent mettre en
oeuvre des politiques effectives qui garantissent le contrôle des communautés
(celles qui en tirent leurs moyens de subsistance) de toutes les ressources
naturelles. De solides mécanismes obligeant les Etats à rendre des comptes
doivent être mis en place pour empêcher les violations de ces droits. L’égalité
des genres ainsi que les intérêts des jeunes doivent être au coeur des vraies
réformes agraires et aquatiques. Ces réformes doivent garantir aux femmes et
aux jeunes la totale égalité des chances, le droit à la terre et aux richesses naturelles
et doivent corriger les injustices historiques et actuelles.

<span
style='font-size:10.0pt'> 

L’accès à
l’eau est un droit humain. L’eau doit rester un bien commun et ne doit pas être
assujettie aux mécanismes de marchés régulant son utilisation et sa gestion.
Les réformes aquatiques doivent reconnaître, protéger et mettre en oeuvre, de
manière légale, les droits collectifs d’accès et d’utilisation des eaux de
pêche et des ressources maritimes pour les communautés de petits pêcheurs.

<span
style='font-size:10.0pt'> 

La fermeture
des couloirs de passages pastoraux ainsi que l’expropriation des terres, des richesses
naturelles et des territoires au détriment des communautés locales par le biais
de concessions économiques, de grandes plantations, de l’agriculture et
l’aquaculture industrielles, du tourisme et des projets d’infrastructures, et
par tout autre moyen doivent cesser. Les aliments issus de la collecte sauvage
sont aussi une source importante d’alimentation pour de nombreuses communautés
et méritent donc une protection spécifique.

<span
style='font-size:10.0pt'> 

Les droits
aux territoires pour les populations autochtones englobent la nature comme organisme
vivant essentiel à l’identité et à la culture des communautés et peuples. Nous appelons
la FAO à développer une politique sur les populations autochtones, à
reconnaître les Droits Territoriaux des Peuples Autochtones et à assurer leur
participation aux décisions concernant leurs ressources, comme consacré dans
les articles 41 et 42 de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones. Nous appelons la FAO et le FIDA à créer, au sein du CSA,
un groupe de travail avec les Peuples Autochtones.

 

Nous rejetons
les droits de propriété intellectuelle sur le vivant, y compris sur les semences,
les plantes et les animaux. Les monopoles biologiques de facto – rendant
stériles les semences ou les races – doivent être bannis. Nous devons maintenir
le contrôle sur les semences. Nous allons maintenir les pratiques d’échange
libre et de sauvegarde des semences et races. Nous valorisons nos connaissances
traditionnelles en tant que pêcheurs, pastoralistes, peuples autochtones et
paysans et nous allons continuer à développer ces savoirs pour nourrir nos communautés
de manière durable. Nos chants et nos contes expriment notre vision cosmique et
sont importants pour maintenir la relation spirituelle avec nos terres.

 

Les
engagements de la Société Civile

<span
style='font-size:10.0pt'> 

Nous nous
engageons à renforcer notre niveau d’organisation, à construire des alliances
larges et fortes et de promouvoir des actions conjointes, des connexions, des
échanges et des solidarités afin de pouvoir parler d’une voix forte pour la
défense de notre Souveraineté alimentaire. Nous sommes convaincus que seuls le
pouvoir des peuples organisés et la mobilisation peuvent atteindre les
changements nécessaires. C’est pourquoi notre tâche principale est de débattre,
informer, sensibiliser, organiser et mobiliser les populations.

<span
style='font-size:10.0pt'> 

Les femmes
participant au forum, face à l’oppression systématique qu’elles subissent suite
à la mondialisation et à la main mise de l’agro-industrie sur l’agriculture, la
pêche et l’élevage, renforcée par le système patriarcal, s’engagent
prioritairement à atteindre l’égalité dans la représentation et la prise de
décisions. Nous demandons la justice en matière de genre, la paix et le respect
des droits des femmes, y compris les droits de propriété collectifs. Nos droits
sur les semences, les ressources productives, nos connaissances et nos
contributions au renforcement de notre résilience doivent être respectés,
valorisés et protégés. Les ouvrières agricoles et leurs communautés doivent
avoir des conditions de travail sûres et des salaires équitables.

<span
style='font-size:10.0pt'> 

Les jeunes
participant au forum affirment que les jeunes sont essentiels au développement
et à la mise en oeuvre des politiques agricoles écologiquement et socialement
durables. Toutes les instances de prises de décisions doivent s’assurer de leur
participation effective. Nous insistons sur l’éducation agricole, piscicole et
d’élevage (formelle et informelle) depuis le jeune âge, y compris le
renforcement des capacités à tous niveaux pour répondre aux besoins des jeunes.

<span
style='font-size:10.0pt'> 

Notre
engagement pour la Souveraineté alimentaire comprend la demande de transformer
le Comité de la Sécurité Alimentaire en Comité de la Souveraineté Alimentaire ainsi qu’un appel pour le moratoire sur les agrocarburants.

<span
style='font-size:10.0pt'> 

Nous nous
engageons à prendre collectivement nos responsabilités dans la mobilisation
allant des niveaux locaux aux niveaux internationaux autour de nos luttes pour la Souveraineté alimentaire. Nous revendiquons la maîtrise et l’autonomie de nos processus
d’organisation et d’alliances tout en renforçant notre redevabilité mutuelle en
valorisant la richesse de nos diversités tout en respectant nos autonomies.
Nous reconnaissons le rôle essentiel du CIP dans la facilitation des alliances.

Nous demandons la Souveraineté Alimentaire maintenant

Collectif
pour la défense des terres malgaches –TANY – 19 novembre 2009

< <a
href="http://terresmalgaches.info/">http://terresmalgaches.info/>
<patrimoinemalgache@gmail.com>

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